Noeud

« je me servis du premier noeud que je pus trouver »
Les Fâcheux, Préface

Le terme « nœud », comme ceux d’ « épisodes », de « dessein », ou de « lier » (« lier promptement toutes ces choses ensemble) », est emprunté à la terminologie aristotélicienne en usage chez les théoriciens contemporains,

 

– tel d’Aubignac:

S’il n’y a point de Noeud, [le poète] en fera un ; s’il est trop faible, il le fortifiera ; s’il est trop fort et presque indissoluble, il le relâchera. (1)

 

– ou Pierre Corneille :

Bien que l’action du Poème dramatique doive avoir son unité, il y faut considérer deux parties, le noeud, et le dénouement. Le noeud est composé selon Aristote en partie de ce qui s’est passé hors du Théâtre avant le commencement de l’action qu’on y décrit, et en partie de ce qui s’y passe […] Le noeud dépend entièrement du choix et de l’imagination industrieuse du Poète […] (2)

(1) Pratique du théâtre, éd. H. Baby, Paris, Champion, 2001, p. 109.

(2) Discours des trois unités, éd. B. Louvat et M. Escola, Paris, GF Flammarion, p. 137-138.

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