Prêchez, patrocinez

« Pressez-moi de me joindre à femme autre que sotte;
Prêchez, patrocinez jusqu’à la Pentecôte,
Vous serez ébahi, quand vous serez au bout,
Que vous ne m’aurez rien persuadé du tout  »
L’Ecole des femmes, I, 1 (v. 119-122)

De même que « l’infaillible apanage », la formule provient du Tiers Livre de Rabelais :

I’entendz, respondist Pantagruel, et me semblez bon topicqueur et affecté a vostre cause. Mais preschez et patrocinez d’icy a la Pentecouste, enfin vous serez esbahy comment rien ne m’aurez persuadé.
(Chap. V « Comment Pantagruel deteste les debteurs et emprunteurs »)

 

La provenance de cette citation sera relevée dans le Panégyrique de l’Ecole des femmes de Robinet :

Je passe sous silence, que ce n’est qu’un mélange des larcins que l’Auteur a fait de tous côtés, jusqu’à son « Prêchez et patrocinez jusqu’à la Pentecôte », qu’il a pris dans le Rabelais.
(p. 52)

 

Vous savez bien que c’est une Réponse de Panurge à Pantagruel, qu’il a mise exprès dans la bouche d’Arnolphe, à cause qu’elle venait à propos.
(p. 66-67)

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