Je lis dedans son âme

« Je lis dedans son âme, et vois ce qui le presse.
À quoi que sa raison l’eût déjà disposé,
Son déplaisir n’est pas encor tout apaisé.
L’image de l’affront lui revient, et sa fuite
Tâche à me déguiser le trouble qui l’agite.
Je prends part à sa honte, et son deuil m’attendrit.
Il faut qu’un peu de temps remette son esprit:
La douleur trop contrainte aisément se redouble. »
Dépit amoureux, III, 5 (v. 897-905)

Le monologue de Polydore trouve son origine dans les propos de Pandolfo, qui closent la scène IV, 2 de L’interesse :

In fatti queste sono le doglie, le strette, le angoscie della morte; questo pover’huomo è sì traffitto e fuori di se ch’io glie n’ho gran compassione, perchè elle son cose che possonno accadere ad ogn’uno.
(p. 40)

 

La scène qui contient ce passage est également mise à contribution pour les scènes II, 5 (« je crains cent accidents ») et III, 3 (« ô juste Ciel, je tremble ») du Dépit amoureux.

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