Les muses nécessitantes

« Vous avez bien la mine, Cléonice, de me venir ici régaler d’un mauvais divertissement; car grâce au Ciel vous ne manquez pas de vouloir produire indifféremment tout ce qui se présente à vous, et vous avez une affabilité qui ne rejette rien. Aussi est-ce à vous seule qu’on voit avoir recours, toutes les muses nécessitantes; vous êtes la grande protectrice du mérite incommodé, et tout ce qu’il y a de vertueux indigents au monde va débarquer chez vous. »
Les Amants magnifiques, acte I, scène 5
.

François Le Métel de Boisrobert, protecteur des poètes, explique qu’il avait été surnommé par Richelieu « Solliciteur des Muses incommodées » (« Avis » mis en tête des Epîtres en vers et autres oeuvres poétiques):

[Gombaut] se souvient de ce siècle heureux où le grand Richelieu honorait tous les gens de lettres de sa protection et de son amitié. Il se souvient de l’agréable qualité qu’il me donnait dans son académie de campagne*, d’ardent Solliciteur des Muses incommodées.
– Il nommait ainsi une société de quatre ou cinq de ses plus familiers.
(Augustin Courbé, 1659, n.p.)

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