Toutes les hardes

« Tiens, voilà la clef de mon armoire. – Bon. – Tu l’ouvriras. – Fort bien. – Tu trouveras une grosse clef du côté gauche, qui est celle de mon grenier. – Oui. – Tu iras prendre toutes les hardes qui sont dans cette grande manne, et tu les vendras aux fripiers, pour aller racheter mon fils. – Eh, Monsieur, rêvez-vous? Je n’aurais pas cent francs de tout ce que vous dites. »
Les Fourberies de Scapin, II, 7

Des propositions pingres du même acabit sont formulées par Granger, dans la comédie Le Pédant joué (1654) de Cyrano de Bergerac, quand Corbineli lui annonce que les Turcs menacent d’ « emmener votre fils » :

GRANGER
Mon Dieu, faut-il être ruiné à l’âge où je suis ? Va-t’en avec Pasquier, prends le reste du teston que je lui donnai pour la dépense il y a huit jours (aller sans dessein dans une galère !). Prends tout le reliquat de cette pièce. (Ah ! malheureuse géniture, tu me coûtes plus d’or que tu n’es pesant). Paie la rançon et, ce qui restera, emploie-le en oeuvres pies (dans la galère d’un Turc !). Bien, va-t’en (mais, misérable, dis-moi, que diable allais-tu faire dans cette galère ? Va prendre dans mes armoires ce pourpoint découpé que quitta feu mon père l’année du grand hiver.

 

CORBINELI
A quoi bon ces fariboles ! Vous n’y êtes pas. Il faut tout au moins cent pistoles pour sa rançon.
(II, 4, p. 59-60)

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