Robinet, Lettre en vers à Monsieur du 20 septembre 1670

Le dernier jour, à Saint Germain [en Laye.]
Notre Grand ROI fut le Parrain,
Et notre ravissante REINE,
De mêmes, aussi, la Marraine,
D’un Turc, vêtu de blanc Tabi [sic],
Qui, lors, ayant nom Chélébi,
Eut celui de ce PRINCE auguste,
Digne Fils de LOUIS-le-Juste.
Mais ce fut le Duc de Coaslin,
De qui le mérite est si plein,
Et la Maréchale la Mothe,
Dont la vertu paraît si haute,
Qui, pour la Reine, et pour le Roi,
Lui donnèrent, en noble arroi,
Ce Nom, sur les Fonds de Baptême,
Qu’il reçut avec joie extrême,
Abjurant, de bon coeur, dit-on,
La Créance de feu Mahom.

 

(Texte saisi par David Chataignier à partir des gazettes composées par Charles Robinet et La Gravette de Mayolas au cours de l’année 1670. Les gazettes de Robinet (Lettres en vers à Madame du 4 janvier au 28 juin, Lettres en vers à l’ombre royale de Madame du 5 au 26 juillet, et Lettres en vers à Monsieur du 2 août au 27 décembre) sont réunies à la fin du volume conservé sous la cote FOL- LC2- 22 à la Bibliothèque nationale de France. Les épîtres de Mayolas (Lettres en vers et en prose au roi) sont conservées à la Bibliothèque de l’Arsenal sous la cote RESERVE FOL- BL- 1126.)

 

– Autres textes concernant Les spectacles et la vie de cour dans les Continuateurs de Loret en 1670

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