La forme d’un chapeau

« N’est-ce pas une chose horrible; une chose qui crie vengeance au Ciel, que d’endurer qu’on dise publiquement la forme d’un chapeau ? »
Le Mariage forcé, sc. IV

Au chapitre II du Recueil général des rencontres, questions, demandes et autres oeuvres tabariniques (1622) figure un texte, réédité dans les Oeuvres de Tabarin en 1664, intitulé « De l’Antiquité du chapeau de Tabarin » , dans lequel il est insisté sur la « forme » puis sur la « figure » de celui-ci :

Les philosophes disent que la matière, qui est le premier principe de la génération des choses naturelles, ne se retrouve jamais sans forme […] Le contraire se remarque en ce noble chapeau, qui est une vraie matière première, indifferens ad omnes formas; car, bien qu’à la vérité il ne soit tout à fait destitué de la forme essentielle, si est-ce que la multitude des formes qui le vont informant le rend quasi comme sans forme, n’ayant plus rien de constant que l’inconstance; et certes si ex generatione unius fit corruptio alterius, ce chapeau souffre de grandes altérations, n’y ayant moment ou instant, où il ne reçoive une nouvelle figure.
(Oeuvres complètes de Tabarin, Paris, 1856, p. 19-20) (1)

 

Dans Le Médecin malgré lui, Sganarelle invoque Hippocrate et « son chapitre des chapeaux ».

(1)
source : A. Gill, « The Doctor in the farce and Molière », French Studies, avril 1948, II, 2, p.

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