La colère d’un médecin

« mais prépare-toi désormais à vivre dans un grand respect avec un homme de ma conséquence, et songe que la colère d’un médecin est plus à craindre qu’on ne peut croire. »
Le Médecin malgré lui, III, 11

La colère du médecin évoque le courroux divin (voir « attirer sa colère » et « on nous fait tant de peur ») auquel de nombreux textes contemporains font allusion. Ainsi

 

– l’ Éloge des évêques (1665), d’Antoine Godeau :

craignant que par sa négligence, son peuple vînt à provoquer de nouveau la colère de Dieu […]
( p. 642)

 

– la Logique de Port-Royal (1662) :

il est dit que la colère de Dieu est réservée à tous ceux qui vivent mal
( p. 331)

 

– le Sermon sur la passion de Notre-Seigneur (Carême du Louvre) (1662) de Bossuet :

Nous avons délaissé le dieu vivant, et il est juste qu’il nous délaisse par un sentiment de dédain, par un sentiment de colère, par un sentiment de justice […]. Créature folle et fragile, pourras-tu supporter le dédain d’ un dieu, et la colère d’ un dieu, et la justice d’ un dieu ?
(p. 386)

 

– les Pensées (1662) de Pascal :

Mais pour vous, vous ne faites qu’embraser la colère de Dieu sur vous, vous marchez sur les brasiers et entre les flammes que vous-mêmes avez allumées.
(726, p. 349)

 

– les Entretiens solitaires (1660) de Georges de Brébeuf :

 

– *Chapitre 7 :

Tout mon partage est la misère,
Si vous ne vous montrez prompt à me secourir,
Si vous ne m’instruisez à fléchir la colère
D’un dieu qui m’a fait naître et que j’ai fait mourir.
(p. 53)

 

– *Chapitre 21 :

il n’ y a rien qui nous puisse servir d’ asile contre la colère de Dieu.
(p. 149)

 

– *Chapitre 24 :

Cette frayeur servile a de faibles attraits,
Pour désarmer d’un dieu la haine ou la colère
(p. 183)

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