Huissier à verge

« Je m’appelle Loyal, natif de Normandie,
Et suis huissier à verge, en dépit de l’envie ».
Le Tartuffe, V, 4, v. 1741-1742

Une scène semblable fournissait une entrée du ballet mascarade de la Réception faite par un gentilhomme de province (1665) :

VIe entrée
[…] Deux sergents à verge viennent, dont l’un lui apporte un exploit.
( p. 8)

 

Dans la nouvelle Aristandre (1664) de l’abbé d’Aubignac, un personnage d’huissier fait également une apparition déplaisante :

Peu de jours après, passant la soirée chez Udorine, on vit entrer un homme vêtu d’une façon bien bizarre. Il avait des bottes, par-dessus de grands canons comme des seaux renversés, des chausses aussi larges qu’une jupe de femme, un manteau fort long et posé inégalement sur ses épaules, un petit tapabor fourré avec un chapeau plus chargé de plumes que la tête d’un mulet. Ce monstre à la mode avait encore une face hideuse, il avait les yeux de travers, le teint demi-mort, le front de peau d’anguille, la bouche toute contrefaite et le visage tout balafré. En cet équipage il déclara d’une voix aigre et mal plaisante qu’il était un huissier du Grand Conseil des Précieuses, dont il avait un arrêt à signifier à Udorine et, s’approchant d’elle, il lui mit en main un papier et se retira avec des démarches aussi extravagantes que son habit.
Chacun dit un bon mot sur ce nouveau personnage et l’anatomie que l’on en fit eût fait passer un assez bon divertissement sans la curiosité que l’on eut de lire le papier qu’il avait laissé.
(p. 266-267)

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