Gentilhomme de deux cents ans

« Car enfin, il faut qu’il y ait de la subordination dans les choses; et ce qui me met hors de moi, c’est qu’un gentilhomme de ville de deux jours, ou de deux cents ans, aura l’effronterie de dire qu’il est aussi bien gentilhomme, que feu Monsieur mon mari […] »
La Comtesse d’Escarbagnas, sc. 2

François de Callières se moquera de ce type de revendication dans son traité Du bon et du mauvais usage dans les manières de s’exprimer : des façons de parler bourgeoises et en quoi elles sont différentes de celles de la Cour, suite des « Mots à la mode » (1693):

[…] ceux qui se croient d’une autre étoffe à cause de la noblesse de leurs ancêtres, seraient bien étonnés si on leur faisait voir démonstrativement les degrés de parenté qu’ils ont avec les hommes de la plus basse condition: il ne faut pas pour cela aller jusqu’à Adam qui est leur père commun, ni même passer au déluge; il ne faut remonter que jusqu’à vingt générations, qui sont à peu près les temps des croisades […], ou l’espace de cinq cents ans jusques où plusieurs familles illustres font remonter leur origine, et d’où elles prétendent de justifier leur descente.
( p.50-51)

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